Chicoutimi, le 25 janvier 2007. - / LBR.ca / - En ces périodes de grands froids, de nombreux conducteurs laissent tourner le moteur de leur véhicule très longtemps afin de réchauffer leur voiture. Le Comité de l’environnement de Chicoutimi tient donc à rappeler aux conducteurs que cette pratique nuit à l’environnement, à leur portefeuille, à leur véhicule et à leur santé.
Il est en effet important de savoir que la marche au ralenti ne brûle pas complètement le carburant et peut endommager certaines pièces du moteur comme les cylindres et les bougies, ainsi que le système d’échappement. De plus, cette combustion partielle produit des émissions nocives pour la santé et l’environnement, en plus d’augmenter la consommation d’essence et l’usure du véhicule.
D’ailleurs, un moteur qui fonctionne au ralenti consomme en moyenne 1,8 litre d’essence par heure, soit plus de 100 litres par année pour un moteur qui tourne au ralenti pendant dix minutes chaque jour (l’équivalent de plus de 60 heures par année!). À 0,90 $ le litre d’essence, ceci représente une dépense supplémentaire de 90 $ par année, en plus d’émettre environ un quart de tonne de CO2 dans l’atmosphère. Pour l’ensemble du parc automobile canadien, ces simples 10 minutes quotidiennes de marche au ralenti représentent plus de 4 millions de tonnes de CO2 par année, soit ce que produiraient l’équivalent de 700 000 nouvelles voitures sur la route durant la même période.
De plus, contrairement à ce que plusieurs personnes pensent, même par temps froid, seulement 30 secondes sont nécessaires pour rendre le moteur fonctionnel pour les déplacements, en autant que la conduite des premiers kilomètres se fasse en douceur. « La façon la plus efficace et la plus rapide de réchauffer les pièces d’une voiture, c’est de la faire rouler. Laisser tourner le moteur au ralenti peut demander 10 ou 15 minutes pour réchauffer la voiture, mais elle peut devenir aussi chaude en moins de 5 minutes lorsqu’elle se déplace. Afin d’être confortable dans la voiture, il suffit de s’habiller plus chaudement » explique le coordonnateur du CEC, Yves Gauthier.
En cas d’arrêts prolongés, comme à la station-service, à un service-au-volant, lors de brèves courses ou en attente d’une personne, il devient également plus économique d’éteindre et de redémarrer le véhicule que de le laisser rouler au ralenti pendant seulement 10 secondes. Les démarrages fréquents ont en effet peu d’impact sur la batterie et le démarreur.
Pour éviter les démarrages difficiles, connecter le chauffe-moteur deux heures avant le départ lors de températures inférieures à -15 °C est généralement suffisant et permet une économie globale d’essence de 10 % tout en diminuant considérablement le temps de dégivrage des vitres. L’utilisation d’une minuterie pour l’extérieur est donc recommandée, son coût d’achat se rentabilisant avec son utilisation. Le démarreur à distance, pour sa part, est à proscrire car il incite à un démarrage hâtif, souvent bien avant d’être prêt à partir, et donc à une plus grande utilisation de la marche au ralenti.
Enfin, rappelons que les transports sont responsables de près de 40 % des émissions de gaz à effet de serre qui sont la principale cause des changements climatiques.
- 30 -
Source : Nicolas Simard
Agent de communications
Pour informations : Yves Gauthier
Coordonnateur
Tél. : 418.545.9245
Réagir à cet article
Version imprimable
Envoyer à un ami
Pour d'autres informations dans « Développement durable
»...
LBR.ca - Saguenay-Lac-St-Jean - AB