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Industrie forestière : Le « mur à mur » aura des conséquences négatives sur les régions

Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) déplore la décision du ministre des Ressources naturelles de réduire de 20 % la possibilité forestière des principales essences résineuses, de façon uniforme dans toutes les régions.
2005-03-18 08:45 - Communiqué de presse

QUEBEC, le 17 mars 2005 - / LBR.ca / - Le gouvernement a annoncé aujourd’hui qu’il donnait suite à une des recommandations de la Commission sur la gestion de la forêt publique québécoise (Commission Coulombe), soit celle de réduire de 20 % la possibilité forestière des essences résineuses. Cette réduction est appliquée dès cette année et est en vigueur jusqu’en 2008. Le gouvernement prévoit une flexibilité quant à la répartition de cette dernière sur la période de 3 ans.

Pour le CIFQ, le caractère mur à mur de cette mesure fait en sorte qu’en plusieurs endroits, la possibilité forestière pourrait être ainsi diminuée de façon plus importante qu’elle ne l’aurait été, notamment si on considère certaines recommandations contenues dans le rapport de la Commission Coulombe. Des conséquences négatives sur l’économie de certaines régions auraient pu ainsi être évitées car, par exemple, l’impact sur la région du Saguenay-Lac-St-Jean ne serait pas le même que sur la Gaspésie.

Pour le CIFQ, la mesure d’étalement proposée par le gouvernement est un pas dans la bonne direction puisqu’elle permet d’atténuer à court terme les conséquences des réductions qui auront lieu. C’est ce que nous souhaitions. Il n’en demeure pas moins qu’elle mène ainsi à un effet cumulatif. En effet, on reporte dans le temps un impact qui sera alors encore plus prononcé. Le CIFQ avait plutôt proposé de faire un véritable étalement en décrétant par exemple, des diminutions de 10 %, 15 % et 20 % pour les années 2005-2006, 2006-2007 et 2007-2008. Cela aurait permis de respecter l’approche de précaution préconisée par la Commission Coulombe, tout en minimisant le choc au point de vue socio-économique.

Egalement, le CIFQ avait proposé au gouvernement certaines autres mesures dont l’application aurait permis d’atténuer les baisses de possibilité forestière décrétées par ce dernier. Malheureusement, le gouvernement n’en a retenu aucune même si certaines s’appuyaient sur l’analyse du rapport Coulombe.

En somme, le CIFQ est inquiet de la rapidité avec laquelle le gouvernement veut agir dans ce dossier. Bien que reconnaissant l’importance de travailler activement à la mise en place de plusieurs recommandations de la Commission Coulombe, le CIFQ est d’avis que, compte tenu notamment de la conjoncture actuelle dans l’industrie forestière, la précipitation ne saurait être une politique appropriée. De plus, le gouvernement doit s’assurer que ses actions visent un équilibre harmonieux entre les trois composantes du développement, soit l’environnement, l’économique et le social.

Le CIFQ est le porte-parole principal de l’industrie forestière du Québec. Il représente les entreprises de sciage résineux et feuillus, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et de panneaux.

Renseignements: Manon Gagnon, Directrice des communications et des
affaires publiques, Conseil de l’industrie forestière du Québec,
(418) 657-7916, poste 411, manon.gagnon@cifq.qc.ca

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