Mise en oeuvre du développement durable au Québec:
Equiterre et Greenpeace exigent 100 millions de dollars dès le prochain budget
2005-03-14 11:19 - Communiqué de presse
MONTREAL, le 14 mars 2005 - / LBR.ca / - « Si ce gouvernement peut investir 100 millions de dollars dans de nouvelles routes, il peut aussi le faire pour le développement durable » ont affirmé Steven Guilbeault de Greenpeace et Sidney Ribaux d’Equiterre lors du dépôt de leur mémoire conjoint devant le ministre Mulcair, dans le cadre de la consultation sur le plan de développement durable du Québec.
« Le plan est certainement un pas dans la bonne direction, selon Steven Guilbeault, mais le vrai test pour ce gouvernement à l’égard du développement durable sera le budget de Monsieur Audet ». Dans leur mémoire, les deux groupes écologistes ont brossé un tableau des sommes nécessaires pour mettre en oeuvre un réel plan de développement durable au Québec. Ces sommes seraient attribuées aux groupes de citoyens, aux municipalités, aux institutions gouvernementales ainsi qu’aux entreprises. Les organismes estiment que le gouvernement a les moyens de consacrer de tels montants au développement durable puisqu’il vient d’annoncer des investissements de 100 millions de dollars par année pour la construction de nouvelles routes, bien que plusieurs d’entre elles soient difficilement justifiables.
« En plus de cet investissement général, poursuit M. Guilbeault, le gouvernement devra aussi augmenter ses investissements en efficacité énergétique. Il pourrait s’inspirer de l’expérience du Vermont pour créer un organisme indépendant capable de promouvoir l’efficacité énergétique dans les secteurs du transport, de l’industrie, des ménages, des commerces et des institutions ». Cet organisme pourrait être financé de manière autonome par une redevance sur l’énergie consommée au Québec, comme le permet la Loi sur l’Agence de l’efficacité énergétique.
Les deux groupes ont appuyé plusieurs des aspects du plan de Monsieur Mulcair tout en suggérant plusieurs nuances. En outre, ils ont souligné l’importance que le projet de loi comporte des objectifs quantifiables à long terme, comme l’atteinte des objectifs du protocole de Kyoto. « De tels objectifs permettraient à toute une génération de Québécois et de Québécoises de se rallier autour de buts communs de durabilité », conclut Sidney Ribaux. Le mémoire des groupes est disponible en ligne : www.equiterre.org
· 30-
/Renseignements: Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Equiterre,
(514) 522-2000 poste 224, cell. : (514) 910-2024; Steven Guilbeaut, directeur
de Greenpeace au Québec, cell. : (514) 231-2650; Clôde de Guise,
communications Greenpeace, (514) 933-0021 poste 17, cell. : (514) 212-5749/