Equiterre et Greenpeace saluent le virage du Québec vers l’énergie éolienne
Equiterre et Greenpeace se réjouissent de l’appel d’offres de 2 000 MW d’énergie éolienne lancé aujourd’hui par le gouvernement du Québec.
2005-06-29 15:48 - Communiqué de presse
MONTREAL, le 29 juin 2005 - / LBR.ca / - Avec cette annonce, la plus importante jamais faite au Québec et l’une des plus importantes au monde, le gouvernement concrétise son virage vers l’éolien et se prépare à devenir un leader de la filière éolienne en Amérique du Nord.
« C’est encourageant de constater que le gouvernement du Québec entreprend ce que les groupes écologistes québécois prônent depuis plus d’une décennie : le développement de la filière éolienne. Le Québec pourra maintenant répondre à ses besoins en énergie par un heureux mariage entre l’éolien et de vigoureux programmes d’efficacité énergétique », a affirmé Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Equiterre.
« Les Québécois ont eu raison de s’opposer au Suroît et de croire au potentiel des énergies vertes. L’énergie éolienne est définitivement une des filières de l’avenir pour le Québec comme pour le monde » a déclaré Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec. « D’ailleurs, Hydro-Québec a rejeté la très grande majorité des propositions reçues dans le cadre de son appel d’offre de cogénération à cause de leurs coûts élevés et volatils. Il semble donc que le virage annoncé récemment par le nouveau PDG d’Hydro-Québec vers les nouvelles formes d’énergie soit en train de se concrétiser », souligne M. Guilbeault.
« Cette annonce démontre que le gouvernement passe de la parole aux actes. Nous devons résolument poursuivre dans cette voie pour atteindre et même dépasser la recommandation de 3 000 MW de capacité installée additionnelle faite par la Régie de l’énergie en juin 2004 », a ajouté M. Guilbeault. « Il ne faut toutefois pas oublier de faire une place développement de l’éolien communautaire, comme il se fait au Danemark et en Allemagne. Les populations locales doivent profiter au maximum des retombées des projets éoliens et garder le contrôle sur le développement de cette filière. Ce rôle ne doit pas être confié exclusivement aux promoteurs privés », complète M. Ribaux.
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